Des tableaux pas si
blancs que cela
À l'ère du numérique, rien n'est plus volatile : l'œuvre est un fichier source. Avec les nouvelles technologies, tout est transformable. Le fichier peut être piraté, distribué, et les droits numériques ne sont pas encore bien balisés.
On parlait des exceptions qu'apportait le projet de loi C-11. Les universités, écoles primaires et secondaires pourraient en profiter, bien au-delà de ce que l'on pense. La prolifération des œuvres avec les nouveaux supports va augmenter, et le contrôle de la propriété intellectuelle aussi par la même occasion. Au collège Saint-Jean-Eudes, ils se sont déjà dotés d'un tableau blanc interactif. Par l'intermédiaire de l'ordinateur, tout est partagé et diffusé. On peut travailler sur un nouveau support qui ne sera pas exclusif à la classe, mais qui pourrait être partagé à quiconque connecté sur Internet.
Aucune étude indépendante n’a été faite sur l’implantation des tableaux blancs interactifs (TBI) dans les écoles. On ne connaît pas leur durée de vie. Ce que l’on sait, c’est que cet investissement forcera les commissions scolaires à faire des choix budgétaires, étant donné les compressions du dernier budget Bachand. Les écoles devront faire des choix. Devant l’utilisation des TBI qui permet le partage de fichiers, et une Loi C-11 qui permet ce partage à des fins éducatives, quelqu’un devra payer en bout de ligne.
Quand Jean Charest annonce un investissement de240 M $ sur cinq ans pour se
procurer ces tablettes, il y a de quoi sourciller.
«C'est de la quincaillerie, alors que les écoles ont besoin de pédagogie, a souligné la présidente de la Fédération québécoise des directions d'établissements d'enseignement, Chantal Longpré, à La Presse plus tôt ce printemps. Un tableau coûte 5 000$. Avec cet argent, chaque école pourrait se payer une demi-journée d'orthopédagogie par semaine pour une année.»
À l'ère du numérique, rien n'est plus volatile : l'œuvre est un fichier source. Avec les nouvelles technologies, tout est transformable. Le fichier peut être piraté, distribué, et les droits numériques ne sont pas encore bien balisés.
On parlait des exceptions qu'apportait le projet de loi C-11. Les universités, écoles primaires et secondaires pourraient en profiter, bien au-delà de ce que l'on pense. La prolifération des œuvres avec les nouveaux supports va augmenter, et le contrôle de la propriété intellectuelle aussi par la même occasion. Au collège Saint-Jean-Eudes, ils se sont déjà dotés d'un tableau blanc interactif. Par l'intermédiaire de l'ordinateur, tout est partagé et diffusé. On peut travailler sur un nouveau support qui ne sera pas exclusif à la classe, mais qui pourrait être partagé à quiconque connecté sur Internet.
Aucune étude indépendante n’a été faite sur l’implantation des tableaux blancs interactifs (TBI) dans les écoles. On ne connaît pas leur durée de vie. Ce que l’on sait, c’est que cet investissement forcera les commissions scolaires à faire des choix budgétaires, étant donné les compressions du dernier budget Bachand. Les écoles devront faire des choix. Devant l’utilisation des TBI qui permet le partage de fichiers, et une Loi C-11 qui permet ce partage à des fins éducatives, quelqu’un devra payer en bout de ligne.
Quand Jean Charest annonce un investissement de
«C'est de la quincaillerie, alors que les écoles ont besoin de pédagogie, a souligné la présidente de la Fédération québécoise des directions d'établissements d'enseignement, Chantal Longpré, à La Presse plus tôt ce printemps. Un tableau coûte 5 000$. Avec cet argent, chaque école pourrait se payer une demi-journée d'orthopédagogie par semaine pour une année.»
